les souvenirsLes souvenirs, quel beau film où l’accompagnement dans les moments forts de la vie (fin de vie, retraite, début de vie à 2) me semble être le thème principal.

Ce qui m’a frappé, c’est d’abord ce mimétisme entre  3 générations grand-mère, père, fils avec des cœurs de même intensité et des comportements si différents.  Un film d’accompagnement qui à l’occasion de l’enterrement des 2 grands parents en quelques mois commence par une prière et finit par un hymne à l’amour de don, l’agape. Cet accompagnement de Romain (Mathieu Spinosi) par Madeleine (Annie Cordy) et inversement apporte à Romain l’amour de cette belle et jeune instit. Et ce copain obsédé qui finit par se faire accompagner de sa mémé pour « draguer la minette ». Comme quoi l’intergénérationnel peut se jouer là où on ne l‘attend pas. Un couple Michel et Monique qui arrive à se dire les choses au milieu de temps de question de survie pour lui. Notre Michel (Blanc) est probablement un « 2 survie »  qui s’ignore, nous enseignerait l’Enneagramme !

Quand le présent n’avance plus, il faut mettre de l’essence dans le passé : nous dit le coach pompiste.   Un principe de coaching qui fonctionne bien quand on vient remettre ses beaux moments du passé dans le présent pour imaginer le futur.

Des professionnels qui m’ont fait rire et pleurer. Cette directrice de maison de retraite, ce policier de commissariat, cet ambulancier de la morgue, cet employé de mairie en mi temps à  l’office du tourisme ou encore la résurrection de notre peintre animalier revigoré par un regard complice et détourné de Romain et Madeleine. Tout ce monde essaie de faire vivre au quotidien la relation au milieu parfois de procédures et de systèmes bien lourds. Chacun dans son rôle, chacun dans sa vocation comme ce prêtre qui rappellera que le don fait tout, juste avant le baiser de fin des deux tourtereaux qui signe un amour qui se veut durable. Aussi, des enfants de CE2 si touchants et prêts à aider la vielle dame qui s’écroulera au milieu de leurs dessins-cadeaux.

Jean paul Rouve signe un grand film avec des acteurs admirables de naturel. Merci.

L’accompagnement dans l’amour porte de beaux fruits et si, nous, coachs, avions « l’amour  à vouloir »  avant toutes postures ou techniques. C’est un sujet rarement évoqué dans nos formations. Récemment, j’ai entendu «Nous n’avons pas à aimer nos coachés » ; je n’en suis pas si sûr !

Mon expérience et les fruits du coaching me font penser tout le contraire ! Et vous alors, qu’en pensez-vous ?